Repérage du plomb avant travaux à Paris et en Île-de-France
Avant des travaux de rénovation ou de démolition dans un bâtiment ancien, le repérage du plomb indique où se trouvent les revêtements qui en contiennent et dans quel état ils sont, dans le périmètre des travaux. Il permet à l’entreprise d’organiser la protection de ses salariés, la gestion des poussières et l’élimination des déchets. Dans un immeuble construit avant 1949, il répond aussi à une question de droit : le chantier peut être présumé à risque, et un constat lève cette présomption. Tealtan intervient à Paris et dans toute l’Île-de-France.
À quoi sert ce repérage ?
Le plomb des bâtiments anciens se trouve d’abord dans les peintures. Tant qu’elles sont intactes, elles ne présentent pas de danger particulier. Ce sont les travaux qui le créent : poncer, décaper, chauffer, percer ou démolir libère des poussières et des écailles que les personnes présentes sur le chantier respirent ou ingèrent.
Le repérage répond donc à quatre questions concrètes, avant le premier coup d’outil :
- Y a-t-il du plomb dans le périmètre des travaux, et où exactement ?
- À quelle concentration, et dans quel état de conservation ?
- Quelles précautions l’entreprise doit-elle prévoir : protection des intervenants, confinement, gestion des poussières ?
- Comment seront gérés les déchets issus des supports concernés ?
C’est un document de préparation de chantier. Il ne s’adresse pas à un acquéreur ou à un locataire — c’est le rôle du CREP — mais au maître d’ouvrage et aux entreprises qui vont intervenir.
Ce que dit la réglementation
Il n’existe pas d’obligation générale de faire repérer le plomb avant des travaux. Il n’y a pas, pour le plomb, d’équivalent du repérage amiante avant travaux prévu par le code du travail, et nous préférons l’écrire que le laisser entendre. Mais « pas d’obligation générale » ne veut pas dire « pas de règles » : dans un bâtiment ancien, plusieurs textes encadrent le plomb pendant les travaux, et c’est ce qui conduit les maîtres d’ouvrage et les entreprises à nous en commander un.
Votre chantier peut être présumé à risque, et un constat lève cette présomption
Des travaux qui émettent des poussières dans un logement ou un immeuble construit avant le 1er janvier 1949 sont présumés à risque par la réglementation sanitaire, dès lors que les mesures de protection des occupants sont insuffisantes. Ce n’est pas une obligation de faire réaliser un constat : c’est une position de départ défavorable, et elle se lève. Elle tombe lorsqu’un constat de risque d’exposition au plomb établit que les revêtements concernés par les travaux ne contiennent pas de plomb au-delà des seuils réglementaires, ou lorsqu’une analyse des poussières au sol conclut à une concentration inférieure au seuil prévu.
Le préfet peut faire arrêter le chantier
Si des travaux entraînent un risque d’exposition au plomb pour les occupants d’un immeuble ou pour la population environnante, le préfet peut prescrire toutes mesures conservatoires, y compris l’arrêt du chantier. Le coût de ces mesures est mis à la charge du propriétaire, du syndicat des copropriétaires ou de l’exploitant. Un chantier arrêté coûte plus cher qu’un repérage.
Dans un cas précis, le constat est obligatoire avant le démarrage
Un constat de risque d’exposition au plomb doit précéder les travaux lorsque quatre conditions sont réunies. Elles se cumulent : il suffit que l’une manque pour que l’obligation ne s’applique pas.
- les travaux portent sur les parties à usage commun d’un immeuble collectif affecté en tout ou partie à l’habitation ;
- l’immeuble a été construit avant le 1er janvier 1949 ;
- les travaux sont susceptibles de produire des poussières ou des écailles de peinture ;
- et ils sont de nature à provoquer une altération substantielle des revêtements.
Une précision qui compte en copropriété : la réglementation vise les parties à usage commun. Une partie commune au sens de la copropriété à laquelle les occupants n’ont aucun accès, et qui ne les expose donc à aucun risque, peut se trouver en dehors de cette obligation.
Les deux dernières conditions viennent du même texte, l’arrêté du 25 avril 2006 relatif aux travaux en parties communes nécessitant l’établissement d’un constat de risque d’exposition au plomb, et elles ne disent pas la même chose. La première décrit la nature du chantier : des travaux susceptibles de produire des poussières ou des écailles de peinture. La seconde décrit son ampleur : l’altération des revêtements est considérée comme substantielle lorsqu’au moins une de ces situations se présente :
- les travaux comportent la création d’ouvertures, la modification, la rénovation ou le remplacement d’une huisserie ;
- la surface cumulée des revêtements de mur ou de plafond susceptible d’être altérée représente au moins 20 m² ;
- les travaux portent de manière sélective sur des plinthes, tuyauteries, radiateurs, rambardes, mains courantes, balustres, limons, crémaillères, marches ou contremarches, et le cumul des longueurs des éléments peints concernés dépasse 25 mètres linéaires.
Ces seuils ne jouent jamais seuls : un chantier qui atteint un seuil sans produire ni poussières ni écailles n’est pas visé, et un chantier poussiéreux qui n’atteint aucun seuil ne l’est pas davantage.
Un ravalement de cage d’escalier, le remplacement des fenêtres des parties à usage commun, la réfection d’une rampe : dans un immeuble parisien d’avant 1949, ces chantiers relèvent souvent de ce cas.
Décrivez-nous les travaux : nous vous dirons si votre chantier entre dans ce cadre. La réponse prend deux minutes et elle est gratuite.
Et si un constat a déjà été fait et n’a rien trouvé, il sert pour la suite. Lorsqu’un constat établit l’absence de revêtements contenant du plomb, ou une concentration inférieure aux seuils réglementaires, il n’y a pas lieu d’en faire établir un nouveau à l’occasion de nouveaux travaux sur les mêmes parties.
Un second cas, plus étroit, existe : un constat peut être prescrit par le préfet aux propriétaires qui bénéficient de subventions pour des travaux de sortie d’insalubrité, dans le cadre d’opérations d’amélioration de l’habitat.
Deux situations où un constat est attendu, sans qu’il y ait de travaux
Les parties à usage commun des immeubles d’avant 1949 devaient déjà avoir été constatées. La loi a fixé un délai de quatre ans, courant à compter de l’entrée en vigueur de la loi du 9 août 2004, au terme duquel les parties à usage commun de tout immeuble collectif affecté en tout ou partie à l’habitation et construit avant le 1er janvier 1949 devaient avoir fait l’objet d’un constat de risque d’exposition au plomb. Ce délai est passé. Beaucoup d’immeubles n’ont jamais eu ce constat, et c’est souvent à l’occasion d’un chantier que la copropriété s’en aperçoit.
Diviser un immeuble en logements suppose un constat, et une recherche d’amiante. La division d’un immeuble en vue de mettre à disposition des locaux à usage d’habitation est interdite, entre autres conditions, lorsque ces locaux n’ont pas fait l’objet d’un constat de risque d’exposition au plomb et d’une recherche de la présence d’amiante, ainsi que, le cas échéant, du diagnostic de l’état de conservation des matériaux repérés. Un projet de division se prépare donc avec ces documents, avant et non après. Voir diagnostic amiante.
Ce qui s’applique par ailleurs
- Lorsqu’un constat existe déjà et révèle des revêtements dégradés contenant du plomb au-delà du seuil, le propriétaire doit en informer les occupants et les personnes amenées à effectuer des travaux, en leur remettant une copie du constat.
- L’employeur doit évaluer les risques encourus par ses salariés pour toute activité susceptible de présenter un risque d’exposition à des agents chimiques dangereux. Le plomb en est un. Cette évaluation est une obligation générale : elle n’impose pas de repérage, mais elle est difficile à mener sérieusement sans savoir si du plomb est présent.
- Pour les opérations de démolition ou de rénovation significative soumises au diagnostic « produits, équipements, matériaux et déchets » (PEMD), le constat de risque d’exposition au plomb figure parmi les documents consultés que ce diagnostic doit lister, lorsque l’opération y est soumise.
Dans quels cas le faire réaliser ?
- Copropriété, immeuble d’avant 1949, travaux dans les parties à usage commun : selon la nature et l’ampleur du chantier, le constat est obligatoire avant le démarrage, et ces parties devaient de toute façon avoir fait l’objet d’un constat.
- Rénovation lourde d’un logement ancien : le repérage sécurise l’entreprise et documente le dossier du maître d’ouvrage.
- Démolition partielle ou totale d’un bâtiment ancien : à combiner avec le repérage amiante avant travaux ou démolition, qui obéit, lui, à ses propres règles.
- Chantier avec des salariés exposés au ponçage, au décapage ou au brûlage de peintures anciennes : le repérage alimente l’évaluation des risques chimiques de l’employeur.
- Opération soumise au diagnostic PEMD : le constat fait partie des pièces attendues au dossier.
Différence avec le CREP
C’est la même technique de mesure et ce ne sont pas les mêmes missions.
| CREP (vente ou location) | Repérage avant travaux | |
|---|---|---|
| Pourquoi | Informer un acquéreur ou un locataire | Préparer un chantier et protéger ceux qui y interviennent |
| Quand | Avant une vente ou la signature d’un bail | Avant le démarrage des travaux |
| Périmètre | Le logement et, le cas échéant, ses annexes | Le périmètre des travaux, qui peut être plus petit — une cage d’escalier, une façade — ou plus large |
| Destinataire | L’acquéreur ou le locataire, via le dossier de diagnostic technique ou le bail | Le maître d’ouvrage et les entreprises intervenantes |
| Obligation | Oui, pour tout logement construit avant le 1er janvier 1949 | Obligatoire dans le cas décrit plus haut ; ailleurs, démarche volontaire, sur un chantier qui peut être présumé à risque |
Un CREP récent peut servir de point de départ — il est établi avec le même appareil et selon le même principe de mesure. Mais il a été réalisé pour un autre périmètre et dans un autre but : si votre chantier touche des surfaces qu’il n’a pas examinées, il ne les couvre pas. Envoyez-le-nous : nous vous dirons ce qu’il couvre de votre chantier et ce qu’il ne couvre pas.
Voir la page diagnostic plomb (CREP).
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Documents à préparer
- L’année de construction du bâtiment ;
- la description des travaux envisagés et leur périmètre : locaux, surfaces, éléments concernés ;
- les plans ou croquis du périmètre, s’il en existe ;
- les constats de risque d’exposition au plomb (CREP) antérieurs, y compris ceux réalisés pour une vente ou une location ;
- les rapports de repérage amiante déjà réalisés, si le chantier en a fait l’objet ;
- les coordonnées du maître d’œuvre ou de l’entreprise, si elle est déjà retenue ;
- les modalités d’accès aux locaux et aux parties communes le jour de la visite.
Le rapport
Le rapport identifie les éléments revêtus du périmètre, indique la concentration en plomb mesurée et la méthode utilisée, et décrit l’état de conservation des revêtements contenant du plomb. Le seuil de référence de la réglementation est de 1 mg/cm².
Il vous donne ce dont l’entreprise a besoin pour organiser le chantier : où est le plomb, en quelle quantité, dans quel état, et sur quels supports.
Lorsque des parties n’ont pas pu être examinées, le rapport le mentionne.
Vous recevez un e-mail dès que votre dossier complet est disponible : il contient un lien vers vos documents et votre facture, dans un espace personnel que nous créons pour vous — vous n’avez aucun compte à créer. Ils vous sont accessibles dès validation de votre règlement. Nous vous envoyons le rapport sur papier si vous le demandez.
Questions fréquentes
Est-ce obligatoire ?
Pas de manière générale, et oui dans des cas précis. Aucun texte n’impose de faire repérer le plomb avant un chantier : il n’existe pas, pour le plomb, d’équivalent du repérage amiante avant travaux prévu par le code du travail. En revanche, un constat de risque d’exposition au plomb est obligatoire avant des travaux qui portent sur les parties à usage commun d’un immeuble collectif affecté en tout ou partie à l’habitation et construit avant le 1er janvier 1949, lorsque ces travaux sont susceptibles de produire des poussières ou des écailles de peinture et qu’ils sont de nature à provoquer une altération substantielle des revêtements. Un second cas, plus étroit, concerne les travaux de sortie d’insalubrité subventionnés, sur prescription du préfet.
En dehors de ces cas, le repérage est volontaire, ce qui ne veut pas dire sans conséquence. Des travaux poussiéreux dans un bâtiment d’avant 1949 sont présumés à risque lorsque la protection des occupants est insuffisante, le préfet peut faire arrêter le chantier, et un constat lève la présomption. C’est pour cela que des entreprises en commandent un sans y être tenues. Nous préférons vous le dire que vous laisser le découvrir.
Mon CREP suffit-il ?
Pour la partie du chantier qu’il couvre, il apporte déjà l’essentiel : les concentrations mesurées et l’état des revêtements. Mais il a été établi pour un autre périmètre — un logement, en vue d’une vente ou d’une location — et votre chantier peut porter sur des surfaces qu’il n’a pas examinées : cage d’escalier, façade, locaux communs, éléments démontés. Envoyez-le-nous avant de commander quoi que ce soit : s’il couvre votre périmètre, nous vous le dirons.
Mon immeuble est d’avant 1949 : que dois-je faire ?
Regardez d’abord où portent les travaux. S’ils touchent les parties à usage commun, cage d’escalier, couloirs, façade, locaux communs, un constat peut être obligatoire avant le démarrage, selon la nature et l’ampleur du chantier ; et ces parties devaient de toute façon avoir fait l’objet d’un constat. S’ils portent sur un lot privatif, aucun texte ne l’impose, mais le chantier peut être présumé à risque dès lors qu’il émet des poussières et que les occupants ne sont pas suffisamment protégés. Décrivez-nous les travaux : nous vous dirons ce qui s’applique. La réponse prend deux minutes et elle est gratuite.
Notre copropriété a déjà fait un constat lors de travaux précédents : faut-il le refaire ?
Pas nécessairement. Si ce constat a établi l’absence de revêtements contenant du plomb, ou une concentration inférieure aux seuils réglementaires, il n’y a pas lieu d’en faire établir un nouveau à l’occasion de nouveaux travaux sur les mêmes parties. S’il a révélé du plomb, ou si les travaux portent sur d’autres parties, la question se repose.
Que faire si du plomb est détecté ?
Le chantier n’est pas bloqué : il est organisé différemment. Les travaux doivent être conduits sans entraîner de dissémination nuisible de poussières de plomb, ce qui suppose des méthodes adaptées, une protection des intervenants et une gestion spécifique des déchets. Le rapport vous indique où se trouve le plomb, à quelle concentration et dans quel état, afin que l’entreprise dimensionne ses moyens. Et lorsqu’un constat révèle des revêtements dégradés au-delà du seuil, le propriétaire doit en informer les occupants et les personnes amenées à effectuer les travaux.
Faut-il libérer les locaux pendant le repérage ?
Non, pas pour le repérage lui-même : les mesures sont réalisées sur place, sans démontage. Ce qu’il faut, c’est un accès à l’ensemble du périmètre concerné, y compris les parties communes, les locaux techniques et les éléments à mesurer. La question de l’occupation des lieux se pose pour les travaux, pas pour le repérage.
Amiante et plomb : peut-on tout faire en une seule visite ?
Les deux missions sont distinctes, elles obéissent à des règles différentes et elles donnent lieu à deux rapports. Elles portent en revanche sur le même chantier, souvent sur les mêmes locaux, et elles peuvent être organisées ensemble. Indiquez-nous les deux besoins dans votre demande : nous vous adressons un devis qui couvre l’ensemble. Voir le repérage amiante avant travaux ou démolition.
Diagnostics liés
- Diagnostic plomb (CREP) : le constat obligatoire pour vendre ou louer un logement construit avant le 1er janvier 1949.
- Repérage amiante avant travaux ou démolition : l’autre repérage à prévoir avant un chantier dans un bâtiment ancien — même client, même chantier, règles différentes.
- Dossier technique amiante (DTA) : le dossier des parties communes, communiqué aux entreprises appelées à intervenir dans l’immeuble.
- Diagnostic amiante : le repérage réalisé pour vendre un bien dont le permis de construire date d’avant le 1er juillet 1997.
- Voir aussi : tous nos diagnostics · questions fréquentes
Informations données à titre indicatif. La réglementation évolue : pour plus de détails, consultez service-public.gouv.fr.
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Décrivez-nous les travaux envisagés, l’adresse du bien, son année de construction et le périmètre concerné : nous vous adressons un devis gratuit pour votre repérage du plomb, et pour le repérage amiante si votre chantier le nécessite.
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Les frais éventuels sont indiqués dans le devis, avec leur montant.
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